Les grandes religions ont souvent présenté à leurs débuts un aspect extérieur, fait de croyances et de moral, et un aspect intérieur ouvrant un chemin de réalisation intérieure. Ces deux aspects furent parfois compris comme des phases successives, mais ils peuvent aussi être vécus comme des pôles à jamais complémentaires.


 

Devenu péjoratif au 4ème siècle, le mot « hairesis signifie avant tout « choix » de conscience devant toute nouvelle impulsion divine historique, et donc « choix » renouvelé de vie.



Alexandrie fut, dès le siècle qui précède notre ère, le berceau d’un christianisme véritablement universel.


 

De récentes découvertes archéologiques confirment l’importance des sources iconographiques hébraïque, grecque et égyptienne dans la symbolique judéo-chrétienne des trois premiers siècles.



L’idée d’un dieu né d’une vierge qui réalise un chemin de résurrection en trois phases (comme « Jean , Jésus, Christ ») est bien plus ancienne que le christianisme.


 

Les gnostiques chrétiens, malgré la diversité de leurs mythes, considéraient tous qu’ils avaient reçu les enseignements donnés par le Christ aux apôtres.



A la croisée du christianisme et du bouddhisme, Mani le Vivant, sceau des prophètes, synthétisa les anciennes sagesses en une religion universelle du Paraclet.


 

Comme son église sœur cathare, le bogomilisme ralluma au 10ème siècle bulgare, d’anciennes braises gnostiques, surtout origénistes. Religion du salut par la connaissance, il enseignait une voie de transfiguration menant au devenir « christ ».



Le catharisme porta à son accomplissement un vaste désir de renouveau évangélique en rendant possible à tout homme, de son vivant, l’éveil et la résurrection.