Introduction 1 : Le but du chemin

D’abord créé à l’image de Dieu, l’homme originel, tombé dans un monde étranger, erre d’incarnations en incarnations. Le seul vestige de sa gloire passée est une fleur ensommeillée au cœur de l’homme naturel : le « christ » en nous. Le but d’un chemin spirituel est donc d’édifier, à partir de cette précieuse pierre d’angle, le Triple Temple de l’Esprit, de l’Ame et du Corps.

Créé à l’image de Dieu, l’homme Originel, vaste sphère de rayonnante de lumière et de conscience créatrices nommée "microcosme" dans les traditions gnostiques et hermétiques, vivait dans la force et la plénitude divines. Sa séparation d’avec le monde divin (la chute ) eut pour conséquence la création d’un ordre de secours : notre monde naturel. Et pour remplacer les attributs perdus du dieu tombé, fut créé au sein du microcosme vidé de ses forces, l’homme naturel. Pour seul vestige de la gloire de l’homme-microcosme, reste, au cœur de l’homme naturel, une graine de sésame qui recèle tous les trésors de sa divinité ensommeillée : la « Rose du Cœur », ou le « Christ en nous ».
Le Microcosme est habité par d’innombrables personnalités humaines successives au cours du temps, jusqu'à ce que, recueillant l’écho d’une profonde lassitude et d’une grande détresse, l’une d’entre elles soit enfin suffisamment sensible pour percevoir l’appel au grand retour et suffisamment forte pour entreprendre d’en réaliser le chemin. Alors peut prendre fin le cycle des réincarnations.
Le but d’un chemin spirituel est donc avant tout de reconstruire l’homme microcosme dans sa triplicité originelle, d’édifier, à partir de la pierre d’angle non rejetée ( l’atome originel christique ), le Triple Temple de l’Esprit, de l’Ame et du Corps.


Introduction 2 : Le corps magnétique de l’Ecole de la Rose-Croix d’Or

Une école spirituelle est avant tout un pont construit entre les natures terrestre et divine. Un tel vaisseau à trois ou sept étages (ou degrés de transmutation) permet à ceux qui y entrent de défier les tempêtes astrales provoquée par le déversement d’eaux vives du Verseau et de reconstruire leur propre triple temple intérieur : Âme, Esprit et Corps.

Une école spirituelle est avant tout un pont construit entre les natures terrestres et divine. Par un effort constant d’une trentaine d’année environ, et faisant face à de nombreux obstacles, les fondateurs de la Rose-Croix d’Or ont édifié un champ de forces, de lumière et de vie étrangères à ce monde : une véritable arche directement reliée à la chaîne des fraternités gnostiques.
L’œuvre spirituelle de cette Ecole spirituelle gnostique s’accomplit uniquement par et dans cette vaste architecture de forces-lumière christiques, provenant du royaume divin originel. Elle n’entretient donc aucune forme-pensée ou égrégore qui puiserait ses racines ici-bas ou dans l’au-delà.
Un tel vaisseau ou athanor à trois ou sept étages (ou degrés de transmutation) comme le rapportent les anciennes légendes, permet à ceux qui y entrent de défier les tempêtes astrales provoquée par le déversement d’eaux vives du Verseau.
Au sein de ce corps magnétique exceptionnel, et par un service quotidien aux chercheurs de vérité comme à l’humanité en quête de sa vraie nature, les membres de la Rose-Croix d’Or pénètrent le secret des lois créatrices de l’amour divin et peuvent alors vivre un chemin de transfiguration et de reconstruction de leur propre triple temple intérieur : Âme, Esprit et Corps.



Introduction 3 : La vie intérieure

Qu’entend-on par « vie intérieure » ? Pour les gnostiques c’est entrer dans une dimension spirituelle étrangère par nature aux domaines psychologiques, artistiques, occultes ou mystiques.

« Découvrir, enrichir sa vie intérieure » sont des expressions souvent répétées dans dans les milieux ésotériques ou les enseignements trans-personnels, et qui préoccupe beaucoup l’homme. Mais qu’entend-on par « vie intérieure » ?
Chacun en a sa propre interprétation
En général, ce que l’on entend par là est avoir une réflexion philosophique, sur la religion ou la vie dans tous ces aspects ; ou bien encore, c’est laisser libre cours aux émotions artistiques et à l’imagination.
Mais pour les gnostiques, l’expérience est différente. Il s’agit de laisser s’épanouir un principe animateur différent de la vie physique et psychique naturelle et même de ses sublimations culturelles ; cet élément, c'est le "Grain de sénevé", la "Rose du coeur", ou le "Joyau dans le lotus", etc... selon les traditions. « Avoir une vie intérieure » c’est donc entrer dans une véritable dimension spirituelle, fonctionnant avec ses propres lois vitales et recréant un nouveau champ de vie, un Eden n’ayant rien à voir avec les développements trans-personnels, la création artistique, la découverte de pouvoirs occultes ou les extases mystiques.
C’est d’abord par la pratique d’une profonde écoute de l’élément divin que chaque être humain porte en lui ; c’est ensuite en nourrissant cet élément par un contact répété avec une communauté d’âmes vivantes, une école spirituelle, car c’est là que sont recueillies et distillées des forces d’origine divine ; c’est enfin en transfigurant de la sorte son système physiologique tout entier, que la véritable « vie intérieure » va pouvoir se développer : celle de l'atome-germe divin redonnant à l'homme microcosme sa dimension divine originelle.


Introduction 4 : Ressouvenance

Il existe en l’homme une capacité innée à s’interroger sur le sens de sa vie. Cette capacité émane d’un foyer intérieur parfois difficile à cerner, mais parfois aussi tellement présent, qu’il réveille au cœur des hommes la nostalgie d’une vie tout autre, comme un appel pressant à retrouver l’authenticité pressentie de soi.

Dans l’homme réside une souffrance radicale, qui ne provient pas d’un manque dû aux misères de la vie courante. Cet état peut frapper un homme au summum de sa plénitude ou de sa joie. Il peut aussi nous atteindre quand nous nous pensons parfaitement équilibrés.
Une grande partie de la vie humaine consiste à fuir cette situation. Pourquoi ne pouvons-nous pas l’affronter ? Est-ce un sentiment de honte ?
C’est que tout homme possède la nostalgie d’un état primordial parfait, d’une union avec lui-même et le divin, d’une splendeur indescriptible. De cet état, il ne reste qu’une re-souvenance.
Beaucoup considèrent leur état naturel comme une limite infranchissable, comme un destin, voire comme un châtiment. Très peu osent s’insurger contre cette condition.
Mais le gnostique n’aura de cesse que de reconquérir l’unité perdue. Il n’évacue le problème de sa dualitude humaine-divine, il ne confie pas à un Dieu extérieur à lui-même le soin de le résoudre : il a découvert qu'en lui parle une voix étrangère et pourtant si intime qui telle une présence douce et bienveillante, et pourtant si impérieuse et exigeante, lui rappelle sa condition originelle. Il sait, comme par un souvenir soudain et une reconnaissance intérieure profonde, qu'écouter les directives de ce maître intérieur lui permettra d''accomplir pleinement le but de toute vie humaine : la résurrection de l’homme céleste microcosmique.


Introduction 5 : L’initiation gnostique

Le mot « initié » désigne couramment quelqu’un qui a accès à des secrets. Dans son usage occulte ou mystique, il évoque un être à qui des savoirs ont été révélés par des expériences dans l’astral, souvent dites « spirituelles ». Une initiation de ce type comporte l’acquisition de pouvoirs et parfois de grades, mais, selon la vision gnostique, elle n’est pas libératrice de la roue de la vie et de la mort.

L’initiation gnostique ne peut se comprendre qu’en référence à l’existence du microcosme, de l’Homme-Ame-Esprit, créé à l’image de Dieu dont un vestige gît, abîmé, au cœur de chaque être humain.
Le véritable initié est celui qui a mis entièrement sa personnalité au service du processus de reconstruction et de réintégration de ce microcosme dans son domaine de vie originel.
Il ne veut rien pour lui-même, et s’adresse au Père de toute vie en disant : « non pas ma volonté, mais que la Tienne s’accomplisse en moi ». La volonté du Père est une force intérieure qui accomplit son œuvre alchimique dans le champ de vie d’une communauté d’âmes, d’une école spirituelle. Elle nourrit alors le germe divin, l’âme divine enfouie en l’homme. Par une juste compréhension, et une juste utilisation de cette force, le candidat est conduit jusque sur la croix, puis jusqu'à la résurrection.
La croix est formée par deux dimensions : l’une, horizontale, symbolise les lois d'auto-conservation régissant le monde naturel ; et l’autre, verticale, représente le déversement incessant et généreux des rayonnements divins ; c’est donc à leur point de rencontre que doit s’épanouir la Rose du Coeur, l’âme divine inscrite au coeur de chaque être humain.
Compréhension, désir de salut, reddition du moi, service à l'humanité par un nouveau comportement, entrée dans la vie nouvelle : telles pourraient être décrites les étapes de l'initiation gnostique.
Succédant au travail de transmutation, peut commencer le processus de transfiguration qui mène à la résurrection. Le candidat n’est plus « de ce monde », pourtant est il est toujours « dans ce monde », où il continue d’œuvrer au service de l’humanité.


 
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