Au début de notre ère 1 : L’origine du christianisme

Alexandrie fut, dès le siècle qui précède notre ère, le berceau d’un christianisme véritablement universel.



Au début de notre ère 2 : Le symbolisme du christianisme naissant

De récentes découvertes archéologiques confirment l’importance des sources iconographiques hébraïque, grecque et égyptienne dans la symbolique judéo-chrétienne des trois premiers siècles.



Au début de notre ère 3 : Jean, Jésus et Christ

L’idée d’un dieu né d’une vierge qui réalise un chemin de résurrection en trois phases (comme « Jean , Jésus, Christ ») est bien plus ancienne que le christianisme.



Au début de notre ère 4 : Les gnostiques chrétiens

Les gnostiques chrétiens, malgré la diversité de leurs mythes, considéraient tous qu’ils avaient reçu les enseignements donnés par le Christ aux apôtres.

Les gnostiques chrétiens, en tant qu’héritiers du judéo-christianisme primitif et des cultes à mystères antiques, et malgré une grande diversité dans leurs enseignements, considèrent tous qu’ils ont reçu les enseignements que le Christ donnait directement aux apôtres. Etre enseigné du Christ signifiait pour eux : posséder un sang transmué, une conscience renouvelée par l’Esprit, et un corps transfiguré. C’est à ce triple processus spirituel qu’ils consacraient leur vie.
De fait, les gnostiques se démarquèrent du consensus optimiste qui régnait vers 125-150 dans la grande Eglise. Ils s’opposaient au détournement du message chrétien par une organisation qui promouvait la croyance plutôt qu’une connaissance transformatrice
Même si le postulat de deux principes n’y était pas toujours ouvertement exprimé, il y eut donc, dès le début de notre ère, un christianisme gnostique né au sein de diverses communautés chrétiennes ayant hérité des traditions iranienne, hébraïque, grecque (qui inspirèrent, par ailleurs, des mouvements non chrétiens comme les barbélo-gnostiques et les séthiens).
Après des précurseurs comme Ménandre ou Satornil, les plus grands gnostiques connus furent Carpocrate et Basilide ( autour de 125 ), Satornil et Valentin ( autour de 145 ), Ptolémée, Théodore et Héracléon ensuite. Parmi les oeuvres caractéristiques du gnosticisme chrétien, citons la Pistis Sophia, et des évangiles comme celui de Thomas ou de Philippe, retrouvés à Nag Hammadi.


Au début de notre ère 5 : Le manichéisme

A la croisée du christianisme et du bouddhisme, Mani le Vivant, sceau des prophètes, synthétisa les anciennes sagesses en une religion universelle du Paraclet.

Le manichéisme s’est développé dès le 3ème siècle en Babylonie, à partir de l’enseignement de Mani, appelé aussi Manikhaïos ( c’est-à-dire en syriaque, Mani le Vivant ). La légende dit que dès l’âge de douze ans, Mani fut enseigné par l’ange Al-Tawm ( le jumeau, mais aussi le Paraclet ). Il fut élevé dans une communauté judéo-chrétienne gnostique dont il retiendra la figure christique du sauveur Jésus. Mani a beaucoup emprunté aux apocryphes gnostiques ( comme ceux de Marcion et de Bardesane ), mais il prit soin de rédiger et de canoniser lui-même les écrits relatifs à son enseignement. Cet enseignement, d’abord favorisé par le souverain perse Shapur, se heurta ensuite à l’intolérance du mazdéisme orthodoxe. Toutefois, malgré les persécutions, l’expansion du manichéisme dura près de douze siècles, de l’Occident à la Chine, réalisant ainsi, dans le monde, ce que Mani disait de sa propre sagesse : « Comme un fleuve se joint à un autre fleuve pour former un courant puissant, ainsi se sont joints les anciens livres dans mes Ecritures ; et ils ont formé une grande Sagesse ».
En effet, la révélation de Mani se montra apte à s’exprimer conformément aux langages et aux mythes des pays qui la connurent. Ainsi, Mani fut appelé « Vénérable de la lumière » en Chine, « Bouddha de lumière » en Orient et « Apôtre de Jésus » en Occident. A cet égard, le manichéisme peut-être considéré comme une gnose étendue aux dimensions grandioses d’une religion universelle.


 
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